Spiral Lights

Spiral Lights (CD, 2014)

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Titres des morceaux

  1. Séquence souvenir (9.33)
  2. Arc en Ciel (5.50)
  3. Cerfs Volants (6.56)
  4. Rue Colbert (6.59)
  5. Libourne part 1 (4.48)
  6. Libourne part 2 (20.23)
  7. Libourne part 3 (13.16)
  8. Libourne part 4 (4.46)

Il en parle…

par Bertrand Loreau
J’avais produit le disque « Séquences », une compilation d’accompagnements que je n’avais jamais vraiment terminés et qui m’avaient servi de base pour des concerts, notamment à Libourne, en 2004 et 2005. J’avais eu envie de présenter les morceaux  sans les solos ou les mélodies que j’ajoute normalement en concert pour mettre en avant mon travail sur les séquences. Mais c’est en parlant de ce disque avec Lambert que j’ai trouvé la motivation pour ajouter les parties instrumentales qui n’avaient pas été enregistrées. Finalement j’ai été convaincu d’avoir ainsi un meilleur disque qu’avec « Séquences » et Lambert fut rapidement motivé pour le produire.

Ils en parlent…

Je suis très content de voir que Bertrand Loreau continue de solidifier son emprise sur la MÉ contemporaine. C’est un brillant artiste et un superbe compositeur dont le talent fait jaillir tout ce beau mouvement de la nouvelle French School (Olivier Briand, Alpha Lyra, Awenson et Moonsatellite) que l’on retrouve chez PWM Distrib. J’ai fouillé un peu sa galerie d’art sonique et je peux vous garantir que le synthésiste de Nantes y cache encore plusieurs petits bijoux. Sauf que “Spiral Lights” n’est pas vraiment une nouveauté. Ceux qui sont familiers avec son album Sequences, paru en 2011 sur le collectif Français pour la MÉ PWM, seront en terrain connu car “Spiral Lights” est une reprise de cette compilation de titres composés entre 1988 et 2005. Sauf que “Spiral Lights” les aborde, et les enrobe surtout, avec une nouvelle approche musicale qui donne un peu plus de relief et de couleurs aux premières esquisses de Sequences qui était plus concentré sur l’art des mélodies sur plans de séquences que sur les enveloppes harmonieuses des synthés et de leurs chants allégoriques. C’est donc pour cela que les harmonies et les solos d’un synthé qui revêt un habit de rossignol chantant dans un orchestre de jazz nous semblent étrangers dans l’ouverture de « Séquence Souvenir ». Tout d’abord, le titre s’allume avec de chaudes brises au lieu des séquences sombres qui piétinent les ombres harmoniques de son prédécesseur. L’amorce du rythme est moins violente. En fait les séquences oscillent avec autant de mordant, mais leurs fougues sont contenues dans les suaves harmonies d’un synthé très romanesque. Idem pour le délicieux « Arc en Ciel » qui est nettement plus musical ici. En fait, c’est tout le squelette musical de Sequences qui est modifié par une approche nettement moins rude, plus harmonique. Un peu comme un bijou que l’on poli, Sequences tourne savoureusement en “Spiral Lights” dans ses nouveaux habits soniques. Avant de s’envoler avec sa ligne de séquences et ses ions sauteurs qui serpentent des vents imaginaires, « Cerfs Volants » s’enrobe d’une douce faune aviaire où les pépiements des oiseaux chimériques se fondent dans la mélancolie d’un synthé aux solos très lyriques. Ce titre étend un tout nouvel impact ici. Il n’y a pas beaucoup d’éléments nouveaux sur le très beau « Rue Colbert » si ce n’est que le rythme est mieux cerné par une enveloppe plus harmonieuse où les solos de synthé dominent les percussions. Si vous n’avez pas encore entendu ce titre, ça est un très bon qui respire les influences de Tangerine Dream des années Le Parc ou Underwater Sunlight. Un autre titre qui revêt un cachet nettement plus mélodique, amplifiant son aura de solitude, est le très beau « Lisbourne Part I » dont les charmes feraient les délices des boîtes à musique contemporaine. Le plus gros impact de ce nouveau sound-lift de Sequences se fait entendre sur « Lisbourne Part II » où toutes les nuances, les douceurs et subtilités le dépouille de son aspect primitif. Les passages entre les différentes mélodies et ambiances, ainsi que ceux exploitant des structures plus libres, qui tapissent les 20 minutes de « Lisbourne Part II » se font plus complices, avec plus de douceur et avec plus de musicalité. C’est un très bon titre où Bertrand Loreau s’amuse à déstabiliser les oreilles avec des dénouements et directions tout à fait inattendues. Excellent! Idem pour « Lisbourne Part III » qui, même si les dates des concerts diffèrent, suit étonnement la progression de « Lisbourne Part II » mais avec une influence dans des rythmes, et non les harmonies qui sont très personnelles à Bertrand, qui respire ceux de Tangerine Dream, périodes Schmoelling et Haslinger. « Lisbourne Part IV »; c’est « Séquence Libre » et son carrousel de séquences qui tournoient comme un rêve dans l’espace. Ici, comme partout dans “Spiral Lights”, le mouvement des séquences est orné de parures mélodiques forgées dans des brumes, des chœurs célestes, des orchestrations et des solos nasillards qui ajoutent plus de mélancolie à un titre dont l’introduction est nappée d’une délicate voix enfantine. Faire du beau neuf avec du beau vieux? “Spiral Lights”est plus que cela! Lambert Ringlage a vu tout le potentiel des structures de Sequences et Betrand Loreau lui a donné un second souffle l’habillant d’harmonies et d’ambiances. Ce faisant, Sequences n’est plus! Si “Spiral Lights” reprend ses bases rythmiques, il inonde le mouvement des séquences avec des caresses et des chants de synthés plus poétiques qu’électroniques. Et c’est le charme de l’illusion. Tout au long de “Spiral Lights” on a la vague impression d’être en terrain connu, comme on a l’impression de voler dans de nouvelles sphères où les rythmes et les mélodies se caressent mutuellement dans des ambiances cosmiques et éthérées qui faisaient cruellement défaut, une fois que l’on a entendu cette nouvelle version de Sequences. Voilà de quoi est réellement fait “Spiral Lights”. (dimanche 16 mars 2014) Sylvain Lupari Guts of Darkness

Spiral Lights ist der absolute Oberhammer. Ich höre die CD in Dauerschleife. Ich bin heute 4 Stunden im Auto gesessen und habe nur diese CD gehört. Ich hatte mehrfach Gänsehaut und Pipi in den Augen. Und dieses usikalische Schulze-Zitat ab Minute 7:33 in Track 7 ist ja wohl superklasse Absicht ? Oliver Mensing (Empire magazine)

Bertrand Loreau qui vient de sortir l’album de musique électronique nostalgique « Interférences » avec la coopération d’Olivier Briand, reste fidèle à ses derniers albums de musique de l’école berlinoise. Les séquences et les synthétiseurs analogiques constituent la base de sa musique. Sur celle-ci il développe de manière originale et très personnelle des mélodies merveilleuses et des émotions. Bâtiments sonores complexes qui stimulent l’imagination de l’auditeur, vous êtes emmenés dans un voyage qui ne vous abandonne jamais, vous êtes pris dans un cosmos de séquences, de sons et de tons dont vous devenez dépendant. Ici, le pianiste de formation vit à fond son penchant pour le romantisme ainsi que son sens du drame. Huit pièces excellentes dont les plus longues durent plus de 20 minutes font tic-tac. Dans le morceau « Libourne partie 3 », Bertrand a consacré treize minutes à sa grande idole : Klaus Schulze. Avec cet album, Bertrand Loreau s’installe à une place de choix dans la production musicale type Schulze. Je mets l’album « Spiral Lights » au même niveau que les meilleures productions de ce genre. Ou tout simplement disons qu’il s’agit d’un disque génial ! Oliver Mensing (Empire magazine)