Amarres rompues

Amarres rompues (CDr x 2, 2014)

Amarres Rompues

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Titres des morceaux

Le Vaisseau Fantôme (disque 1)

  1. Destination finale
  2. Au cimetière des bateaux
  3. Douloureuses amarres
  4. Appel du large
  5. Vaisseau fantôme
  6. Démarrer les machines
  7. Évasion de rêver
  8. Seul dans la nuit
  9. Amarres rompues

Le Bateau Ivre (disque 2)

  1. Aurore
  2. Orientation
  3. Entre deux mers
  4. Transe Atlantique
  5. Passage
  6. Phare de vie éternelle
  7. Sous le vent du temps

A propos de l’album

Par Bertrand Loreau

Le projet « Souvenir rêvé d’une promenade nocturne » m’a fait découvrir à quel point il peut être intéressant de produire tout un album avec un seul instrument. L’idée d’enregistrer de nouvelles compositions selon ce principe s’est imposé à moi. Ainsi Le vaisseau fantôme a été le fruit de mon travail de programmation sur un Yamaha DX7-2, instrument que j’utilise depuis les années 80. Quelques moi plus tard, toujours selon la même logique, j’ai entrepris un autre projet, Le bateau ivre, avec un autre instrument et un seul, le Emu X trem Lead.

Dès le début de l’enregistrement du Vaisseau fantôme, j’ai ressenti que j’étais poussé à créer une sorte d’allégorie. Dans Amarre Rompue, les deux disques évoquent un navire qui vit les derniers instants de sa vie et qui rêve de reprendre le large, mais il faut comprendre que ce navire pourrait être chacun d’entre-nous lorsque la vie finit par nous nous priver de notre liberté.

Ils en parlent…

On pense souvent au génial et incompris « Beaubourg » de Vangelis (sur le morceau « Vaisseau Fantôme » notamment), mais en beaucoup moins austère et hermétique. Ce serait compter sans l’extrême sensibilité de Bertrand Loreau ! Si les expérimentations soniques du bonhomme donnent parfois l’impression d’une musique libre, avant-gardiste et aléatoire, on distingue toujours un sens de la cohésion harmonique et une exigence mélodique de tous les instants… On distingue toujours la fibre mélodique du compositeur, à travers ces petits moments de grâce qui trouvent leur pleine lumière et leur romantisme exacerbé dans le titre 7, « Evasion Rêvée ». Le premier acte s’achève avec les 11 minutes d' »Amarres Rompues », un titre de circonstance dont l’envolée contemplative au séquenceur s’impose comme la plus parfaite transition vers les divagations fantasmagoriques du « Bateau Ivre » sur le disque 2. Moins apaisé et « atmosphérique » que son prédécesseur (quoi que), ce second chapitre se veut plus tourmenté, plus alambiqué dans ses structures et agencements, plus « free » et fantaisiste, y compris dans son jeu si particulier. .. Pour conclure je ne saurais que trop vous inciter à rompre les amarres avec cette œuvre immersive d’un nouveau genre, exigeante et pleine de caractère. Un album à mon avis sans équivalent dans la galaxie électronique, mais qui vous révélera toutes ses richesses au fil des écoutes. Sensations et plaisirs garantis pour tous les curieux, alors ne vous en privez pas ! Philippe Vallin

On ne peut qu’adhérer à l’histoire d’un navire abandonné, qui rêve de briser ses liens, comme cela est indiqué dans le livret, mais on peut également écouter Amarres rompues comme la bande son d’un voyage personnel qui connaîtrait successivement des moments de tristesse et d’espoir. Ainsi entre des morceaux presque expérimentaux et parfois sombres se cachent des perles chargées d’émotions positives comme dans le « Le passage » ou « Amarres rompues », le titre éponyme de l’album. Quant au sublime long titre final, « Sous le vent du temps » il résume à lui seul le double CD, où l’intime devient grandiose. C. Coursaget